Oh oh jolie poupée…

Cette année là, Klapisch jouait les tenanciers en Catalogne, Ozon réalisait son fantasme de petit garçon et Mel retrouvait la foi grâce à de méchants extra-terrestres. Au niveau necro, on retiendra que Rod Steiger et James Coburn, partenaires dans Il était une fois la révolution sont morts à quelques mois d’intervalle. Et au niveau réal, le Sunset boulevard perdait son plus illustre VRP tandis que le petit Gibus disait adieu à Yves Robert.
En 2002, après nous avoir narrer les mésaventures tragiques d’un yakusa perdu à Los Angeles, Takeshi Kitano revient avec un drame contemplatif épuré au maximum. On a souvent taxé le japonais comme un réalisateur qui se complaisait dans la violence juste parce qu’il en montrait le vrai visage. Qu’un policier new-yorkais dégomme plus de quarante terroristes (une approximation) comme dans un jeu vidéo ne dérange personne, qui plus est, si le bad guy tombe comme une mouche, la morale est sauve… sacré John McClain, dire que le volet quatre est en préparation... Mais quand quelqu’un montre la douleur et le sang qui accompagne un acte violent, la morale s’insurge et clame haut et fort, que ce réalisateur fait l’apologie de l’ultraviolence… Y’a des coups de pied au cul qui se perdent surtout ! Qu’on taxe Kitano de faire une œuvre cynique, mélancolique et surtout désabusée, je l’admet, c’est bien l’une des raisons qui fait que j’apprécie autant ses premiers films mais qu’il se complaise dans la violence gratuite, là je dis non ! Faudrait arrêter de vivre avec des œillères, fichtre !
Son premier long métrage, le déjà remarquable Violent cop pouvait être considéré comme la plus cynique de ses créations, le genre d’œuvre qui flatte ma misanthropie en somme, mais pour le clampin avide de morale et gardien d’un eugénisme culturelle, la violence assumée du film pouvait choquer. Et c’est là où le Kitano a frappé fort en 2002 avec Dolls, ou comment faire un film violent sans la montrer, juste filmer le résultat, laissant ainsi au spectateur le choix d’imaginer le pire en matière d’images (en parlant d’images, la photographie du film est époustouflante). L’histoire pour faire court, retrace trois histoires d'amour inspirées par le théâtre traditionnel japonais bunraku (j'avais prévenu, résumé court...).

Comme le duo Fellini et Nino Rota (par exemple), Takeshi fut longtemps associé au compositeur nippon Joe Hisaishi. Aujourd’hui donc, un extrait de la BO, où Hisaishi montre un talent incroyable en matière de morceau joué seul au piano, l’ombre d’un Satie ou d’un Debussy n’est pas si loin.

2 commentaires:

  1. Il était une fois la révolution

    Moi-même fan de Sergio Leone. J'ai adoré, c'est un film magnifique, James Cobern est remarquable, Rod Stieger est époustouflant. La Musique est fantastique, Ennio Moricone comme d'habitude parfait...

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