Souviens toi de ton achat... beuh!

Je commencerai ce post par un remerciement et par un coup de gueule (enfin petit... limite mauvaise foi), concernant une seule et même personne, Dragibus! Non mais c'est quoi ces conneries d'envoyer des trucs pareils, je cite:

Principe : raconter les conditions d'achat disons particulières ou extraordinaires d'un des albums que vous possédez (ou possédiez) et passez le mot à qui vous le voulez.

A bah merci, ça va être facile pour bibi, quand on sait que 3/4 de mes achats sont faits par VPC, super! En plus Dragibus nous narre ses exploits à Las Vegas lors de son achat de l'excellent Songs for the deaf des Queens of the Stone Age (non je n'userai pas de mauvaise foi, cet album est trop bon, désolé et hélas pour moi, je ne peux même pas déverser mon trop plein de fiel...). N'empêche, heureusement que je puis compter sur ma mémoire légendaire, sinon je serais point à mon aise... Un mail qui aurait pu s'apparenter à un coup bas!

La partie soupe au lait inside se terminera là, car en fait ce micro défi je dois l'avouer, m'arrange un peu, ne sachant quoi écrire comme billet (oui incroyable ce week-end, point de nanar à se mettre devant les mirettes, pour cause de WE parisien...). Donc finalement, ce qui dans un sens me caractérise, je gueule un peu, on brasse de l'air, mais cette missive en plus d'arriver à point nommé, m'arrange finalement.

Bon alors soit je raconte l'achat de mon 33 tours d'A Love Supreme de JC, soit une petite virée dans Hong-Kong (un an et demi déjà...) pour l'acquisition du dernier et fabuleux album du groupe de ?uestlove et Black Thought, Game Theory.

Nous étions donc en Septembre 2006, mon blog n'avait pas encore fait son apparition, enfin bientôt mais pas tout de suite. Un vendredi soir, où l'humidité et la chaleur font encore bon ménage dans cette contrée éloignée, je décidais de m'astreindre ma demie heure de marche habituelle pour quitter le quartier populaire de Hung Hom pour celui des rues plus chicos de Kowloon, non loin du Peninsula et autre Sheraton, bref Tsim Sha Tsui. La première partie de cette marche à rythme soutenu n'avait point de secret pour moi, puisque le chemin n'était autre que le même pour aller à l'Université. Pour rejoindre la rue qui m'intéressait, à savoir Hankow Road et ainsi retrouver le HMV le plus proche, plusieurs options étaient possibles, et non des moindres, choisir des rues bondées de chinois ou des rues un peu moins bondées de chinois mais tout aussi dangereuses. Cruel dilemme...

Ayant goûté à la joie du bain de foule suffisamment dans la journée, je pris la seconde option... celle des narines musclées, à savoir passer devant un resto popu où la spécialité consiste à embaumer le voisinage d'un doux fumet de tripes... à la mode chinoise (c'est pas pour faire mon normand, d'autant plus que je viens de Haute-Normandie, mais entre les tripes à la mode de Caen et à la mode chinoise, j'ai vite choisi mon camp... le caennais a la délicatesse de ne pas faire revenir ses abats dans de la bile, bref...). Ayant repris donc ma respiration et passé le premier obstacle, le plus dure restait à venir, traverser la célèbre et illuminée Nathan road. En plus de devoir zigzaguer entre les touristes, je me devais d'éviter les pakistanais et leur fameuse accroche "good copy" en me narrant les qualités des montres de luxe contrefaites. Ce qui est d'autant plus savoureux, puisque ces derniers se placent juste en face des bijouteries de luxe. Ainsi si vous n'avez pas les moyens de vous acheter une rolex, no problemo, allez dans le quartier où l'on peut les acheter et arrêtez vous devant un de ces aimables pakistanais qui vous fera la joie de vous offrir à moindre frais une "good copy". Maintenant, je vous conseille le marché de nuit à Mong Kok, au niveau contrefaçon, le choix est plus grand (montre, textile), tout ceci sous la surveillance de la police locale...

Puis après avoir surmonter ses épreuves digne de la VDM attitude qui me caractérisait déjà à l'époque, tout en refusant encore les avances de quelques marchands ambulants, je puis enfin alléger mon porte monnaie en achetant Game Theory après avoir écouté sur une borne les 3 premières chansons (la 4ème Don't Feel right étant sur la toile depuis pas mal de temps).

Mercenary for justice - Don E. FauntLeRoy (2006) | Out For Kill - Michael Oblowitz (2003)

Enchainer deux films des années 2000 avec Steven Seagal, telle était la mission dangereuse du préposé docteur à la chronique. Une mission risquée mais non dénuée d'intérêt pour l'amateur.

Commençons notre périlleux périple par le dantesque Mercenary for justice. Enfin dantesque, c'est vide dit. Point de nanar des familles, mais plutôt un gros navet pur jus (comme c'est souvent le cas chez l'ami Steven). Voici Steven chef d'un commando de mercenaires. En 2006 ? Qui peut y croire encore ? Autant dans Ultime décision (ou  le seul film qui arrive à faire arracher des larmes à ses fans, Steven se sacrifiant au bout d'une trentaine de minutes), sa carrure athlétique faisait encore illusion, autant désormais, même son regard trahit sa nature bovine. Terrible. Ne pas s'étonner dès lors de le voir surtout jouer du fusil mitrailleur, sa majesté n'étant pas d'humeur à casser les membres inférieurs des méchants qui oseraient croiser son chemin. Le strict minimum syndical.