L’après Black Star

Cette année là, Layne Stayley se désenchaîna pour toujours de son emprise de l’héroïne, les punks du monde entier disaient adieu à Joe Strummer tandis que les admirateurs de rap old school pleuraient la disparition de Jay Master Jay. La même année TF1 et sa nouvelle greluche Jenifer nous faisait de la pub pour de la crème solaire, M6 n’étant pas en reste avec leur navrant pseudo trio venant de l’Est et en provenance d’Espagne on essayait de nous fourguer du ketchup...

En 1998, Talib Kweli s’associe avec le non moins talentueux Mos Def pour sortir sous le nom Black Star, l’un des albums rap de la décennie (avis totalement subjectif, mais bon c’est mon blog alors hein bon...). Puis ensuite chacun vaquera à ses occupations, albums solos pour les deux et même rôles au cinéma pour Mos Def (depuis il est même passé par la case Broadway, nominé pour un Tony Award, les Molières US ; encore qu’il serait plus juste de dire que les Molières sont les Tony français puisque Georges Cravenne a piqué l’idée aux yankees...).
En 2002 donc, après d’autres collaborations dont une, deux ans plus tôt avec Hi-Tek sur l’album Reflection Eternal, Talib sort enfin son premier véritable album solo Quality, avec un nom pareil, vous noterez qu’il faut plutôt assurer, encore que y’a pas mal de jerks qui ne se posent pas ce genre de question...
Alors et cet album ? Rarement entendu un album de rap aussi riche musicalement, avec comble du bonheur de véritables instruments et pas seulement un DJ derrière les platines (attention un DJ c’est bien, mais c’est si rare qu’un rappeur fasse appel à de vrai zicos qu’il est bon de le signaler et de s’enthousiasmer donc). Et puis, mais ça c’est par contre pas une grande surprise pour ce style musical, on a droit à de nombreux invités, dont forcément Mos Def mais aussi Black Thought des Roots (que demande le peuple ?!).
Bref l’un des albums rap de cette année ci (classé seulement 21eme au billboard, pfff...)

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