Les usines électriques à la sauce alsacienne

Je note que ça 7 mois que ce vaseux blog existe et que je n’ai encore point écrit quelques lignes sur l’un des groupes français l’un des plus sinon le plus intéressant qui ait existé (avis totalement subjectif), le groupe alsacien Kat Onoma (au passage cette fin de semaine est une spéciale Alsace car demain aussi ça sera un artiste de cette région, pourquoi ?, parce que bon…).

Alors « comme son nom l’indique » (bah vi c’est ce que veut dire le nom du combo en grec, faut dire que le chanteur Rodolphe Burger a un DEA en philo, ça calme, enfin moi en tout cas, ça me calme), fut formé dans les années 80 et sorti son premier album Cupid en 1988.
A la différence d’autres groupes français, ce dernier est sans doute celui qui se rapproche le plus du Velvet dans sa démarche artistique et autre particularité ces derniers mettent en musique des textes de Beckett ou du poète US Jack Spicer. Musicalement, hormis le premier album qui reste à mon avis encore un peu brouillon, on note aussi un talent certain pour les ambiances atmosphériques, le tout sous la coupe d’une trompette très Milesdavisienne.

Et en matière d’ambiance justement Kat Onoma en live avait l’habitude de finir ses concerts par un titre pour le moins étrange pour un groupe de rock à guitares, Radioactivity des visionnaires Kraftwerk. Là aussi, on a droit à quelque chose de grandiose, la facilité aurait été finalement de continuer dans l’aspect froid, mécanique aidé par des machines, mais là non, ambiance planante, sombre, bref la reprise vaut largement l’original car différente et inspirée.

Sinon pourquoi des alsaciens reprendraient un titre parlant finalement de nucléaire ? Je vous rappelle qu’un certain nuage radioactif s’était arrêté à la frontière en 1986 (et oh, en plus ça venait d’Ukraine, bah!!), c’est donc implicitement un hommage à l’Alsace qui a combattu vigoureusement la menace soviétique (enfin, je vois pas d’autre explication possible).

3 commentaires:

  1. Moi ca flatte mon égo d'alsacienne et en plus j'aime bien Kat Onoma. D'ailleurs Higelin (alsacien aussi) a enregistré son dernier album avec le leader.

    Et ca fait plaisir de voir un bel article sur Kat Onoma et sa musique d'une dimension parallèle qui est resté quelque part sur notre bon vieux nuage tchernobylien tellement elle est aérienne et différente (ca veut pas dire que nous autres alsaciens sommes des requins à 6 pattes ou qu'on a des branchies)

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