Bonzo the beast

Avec une thématique comme celle ci, il me fallait terminer par quelqu’un de spécial, un phénomène, aussi bien musicalement que dans la vie courante.

Et finalement, deux musiciens me sont venus à l’esprit, deux batteurs anglais de groupes historiques, Keith Moon et John Bonham. Pour le premier, j’y reviendrais un de ces jours, vu que j’apprécie plus Led Zeppelin que les Who..., voici donc quelques lignes consacrées à Bonzo.

Apres avoir fait parti de quelques formations, John Bonham devient à 20 ans le batteur du nouveau groupe de Jimmy Page, the new Yardbirds (qui deviendra donc ensuite Led Zeppelin). Le groupe est formé d’un jeune chanteur de blues et par trois zicos, qui à part Page connu comme bassiste puis guitariste des Yardbirds est finalement composé par des requins de studio. Et c’est quand même une sacrée alchimie qui va s’opérer, qui aurait misé sur trois mercenaires et un chanteur blond de blues ? Peu de monde en fait... Sans compter l’âge des protagonistes, en 1968, Bonzo n’a que 20 ans, et déjà une technique hors pair (cela dit au niveau précocité Keith Moon a fait plus fort, je sais !), tout comme Plant, et les plus vieux (?!) étant John-Paul Jones (22 ans) et donc Page (24 ans).

Et à quoi reconnaît on le style de Bonzo ? A sa frappe bien sur ! Cela dit, ce serait aussi réducteur, on est loin de la caricature du bûcheron primaire, bien au contraire ! Il a fait évoluer son jeu vers d’autres sonorités, latine ou funky. D’ailleurs l’un de ses autres traits particuliers fut aussi son fameux « thunder kick » à la grosse caisse. Et puis, son kit de batterie, qui pour l’époque (et encore aujourd’hui pour un batteur de rock) est assez composite, donc en plus d’un kit somme tout normal (avec une grosse caisse de 26 pouces quand même), s’y ajoute quelques congas et le fameux gong. Mais ça n’a pas empêché Bonzo de jouer sur d’autres « instruments » plus exotiques. Par exemple, saviez vous que sur le titre Ramble on de l’album II, Bonzo joue en fait sur une valise, ce qui explique peut-être pourquoi le groupe ne l’a pas jamais joué en live à ma connaissance.

On notera aussi que comme son aîné, Keith Moon, Bonzo est mort jeune (25 sept 1980 à 32 ans) au même age, mais à différence des Who, Led Zep décida de jeter l’éponge après le décès de son génial batteur annonçant définitivement la fin des 70’s (d’ailleurs 1980 fut pourri au niveau rock quand on voit la liste des morts). En effet, le groupe se considérait comme une entité, formé par quatre éléments uniques, le premier super groupe de l’histoire du rock en somme. D’ailleurs, il y a quelques temps, un magazine anglais a demandé à ses lecteurs d’élire le meilleur chanteur, bassiste, guitariste et batteur pour former ainsi un fantasmatique super groupe. Sauf que, oh divine surprise, le combo existait déjà, et vous avez deviné, c’était Led Zep...

Aujourd’hui je voulais mettre une version live inédite de Moby Dick, la contribution la plus célèbre de Bonzo (et le fameux solo ou il lâche les baguettes pour finir à mains nues), mais ça aurait été trop facile (oui je sais, lundi dernier j’ai fais preuve de facilité, mais aujourd’hui c’est vendredi, merde !). Y’a aussi le morceau du 4eme album sans nom, Four Sticks où Bonzo joue avec 4 baguettes (Page et Jones lui avaient demandé de jouer à 5 temps, et pour parvenir, il sorti alors ses 4 baguettes, d’où le nom du morceau). D’ailleurs la marque Ludwig fabriqua des baguettes conçu pour lui et son pote Carmine Appice de Vanilla Fudge, à savoir des baguettes 5 cm plus longues et forcément avec un diamètre en conséquence). Mais finalement j’ai jeté mon dévolu sur un morceau épique, Achilles last stand, une tuerie, ou comment bien débuter un album (les mauvaises langues pourront dire que justement dans Presence, il n’y a justement à retenir que le 1er et le dernier morceau...).

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