Undisputed Attitude: reprises punk thrashisantes...

Groupe qui a marqué de son sceau les 80's par la sortie d'un des albums les plus virulents et influents jamais sortis, à savoir Slayer et son cultissime Reign in Blood en 1986, suivi par une trilogie thrash désormais culte, le combo de L.A. voit se poindre les années 90 et se pose déjà la question du renouveau, à l'instar de l'album éponyme de Metallica et du Countdown to extinction de Megadeth.

1994 à l'annonce de la sortie d'un nouveau Slayer prénommé Divine Intervention (avec leur nouveau batteur Paul Bostaph intronisé durant le Monsters of Rock à Donington en '92), le microcosme metal était en droit de s'interroger sur la future évolution de nos quatre gaillards. Et à vrai dire si surprise il y eut, ce fut de voir que Slayer continuait à creuser son sillon dans la musique extrême, Kerry King balançant au passage à Lars Ulrich ou à Dave Mustaine des propos toujours plein de compassion et de gratitude.

Ceci dit, Divine Intervention, la faute à une production brouillonne et de quelques titres dispensables n'atteignait pas le niveau des disques précédents. Pourtant, une chose pouvait être constatée, Slayer par moment retrouvait la concision des groupes de hardcore des 80's comme sur l'excellent Dittohead. Et justement, quand un groupe semble en panne d'inspiration, quoi de mieux que de revenir à la musique qui vous a influencé en faisant quelques reprises bien senties. Bien qu'à l'origine ce projet devait présenter un éventail plus large (dont le Burn de Deep Purple ?!), leur futur Undisputed Attitude se focaliserait seulement sur des reprises punk. A charge pour Slayer en quelque sorte de remettre dans le droit chemin la jeunesse 90's biberonnée au punk (inoffensif ?) de the Offspring ou Green Day.

Formidable flashback où se croisent Minor Threat, DRI, Dr Know, Verbal Abuse, etc., l'album contient également la reprise sympathique (quoique qu'anecdotique) des Stooges, renommée pour l'occase I wanna be your god, Kerry King ayant quelques difficultés à comprendre les joies que peuvent apporter le sadomasochisme (étonnant, non ?). Jeff Hanneman nous gratifie au passage de deux morceaux inédits datant de 1984/1985, les excellents Can't stand you et Ddamn, qui ne dépareillent pas finalement avec le reste de l'album. Enfin, histoire de rappeler que Slayer n'a rien oublié de son thrash virulant, le LP se clôt par le menaçant et inspiré Gemini, une histoire de serial killer, en souvenir des thèmes abordés sur Divine Intervention (le morceau date justement de l'album précédent).

Détonant.




12 commentaires:

  1. Finalement, il est pas si mal ce groupe...

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  2. Comment il chambre avec Bad Religion ! Allez, pour te faire plaisir, je te propose un hit d'Ignite, groupe méconnu mais pourtant valeureux, avec une voix inimitable dans le hardcore.

    http://www.youtube.com/watch?v=f6CZpcK88WU

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  3. Un des meilleurs albums de reprises que j'aie jamais entendu ! Slayer réinvente totalement ses morceaux tout en montrant à quel point l'influence punk et (surtout) hardcore est marquée dans sa musique...remarquable. Pour moi c'est un album de Slayer à part entière. Et un des meilleurs. D'ailleurs, je ne sais pas si beaucoup de gens l'ont relevé, mais les deux disques suivants ("Diabolus..." et "God hates us all") étaient beaucoup plus axés hardcore que par le passé, comme si ça les avait revigorés...

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  4. tout à fait d'accord avec toi Thom!!! Ca leur a donné un bon coup de pied au derche, "Diabolus" se voulant plus groovy et sombre (la patte Hanneman? puisqu'il a composé essentiellement l'album) tandis que GHUA se voulait plus cru (la patte King?)... raaaah "Disciple" et Bostaph à la batterie...
    Meme si ces deux albums s'émoussaient un peu à la longue, au moins ils allaient de l'avant les bougres... car je suis loin d'être fan du dernier... bien au contraire :(

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  5. Effectivement il dépote cet album! Par contre, "GHUA" est une vulgaire daube selon moi, avec des solos copiés-collés, bref une honte de s'auto-plagier comme ça! Et puis je ne parle même pas du dernier qui enfonce le clou...

    Vlad

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  6. ah slayer...les groupes rock angevins en rafolent!

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  7. ah bon dieu, ca fait du bien. ca faisait longtemps que je ne l avais pas écouté. c'est le dernier album de slayer que j'ai vraiment aimé.
    Le petit dernier est pas mal mais pas au niveau de la sainte trilogie.
    De toute façon, gros respect pour ce groupe qui n'a jamais essayé de ratisser plus large, contrairement à beaucoup

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  8. Je suis d'accord ! le dernier recule un peu, on dirait le dernier volet d'une trilogie entammée avec "RIB" et "SITA"..."GHUA", s'émoussant ? Hum...ça fait longtemps que je ne l'ai plus écouté à vrai dire, mais je crois que ça reste un de me préféré avec "RIB" et "SOH"...

    (les gens qui ne connaissent pas Slayer vont s'amuser avec nos abréviations ;)

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  9. désolé... je n'ai jamais pu saquer ce groupe...
    Ado, j'avais acheté le double live, decade of agression: je trouve qu'il n'y aucune mélodie et je trouve aussi le chant insupportable.

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  10. justement j'ai découvert Slayer avec ce live et ce fut une claque.
    Un vrai chant proche du punk en plus grave et non pas un castrat brailleur comme Belladona d'Anthrax lol. Note que sur "South of Heaven" l'ami Araya chante presque lol

    quant à l'absence supposée de mélodie, c'est pour ma part un avis subjectif ou de la part de qqn qui supporte pas une musique plus agressive que d'autres... pas bien grave donc. Au contraire, trop de mélodie tue la mélodie selon moi, une des raisons qui fait que j'ai tant de mal avec la pop donc bon...

    De toute façon, on peut vivre facilement sans jamais avoir écouter du grindcore, du death metal ou du free jazz si on te suit sur le défaut d'absence de mélodie (qui se veut au profit d'un travail sur les rythmes).

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  11. C'est vrai que c'est quand même assez hermétique Slayer, j'ai toujours pas réussi à saisir leur musique non plus d'ailleurs (pas faute d'aimer le thrash ou d'autres genres musicaux violents). Mais plutôt que de continuer de m'acharner avec Reign In Blood, la prochaine fois j'essayerai celui-là, pour changer.

    Choune

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