Hommage aux souffleurs

En général, dans le jazz, quand on veut rendre hommage à un de ses pairs, on reprend à sa sauce justement un standard de son pygmalion. Cependant, il arrive qu’on tombe sur un petit malin qui décide de faire autrement.

Chris Potter en signant chez Verve décide ainsi sur l’album Gratitude de faire son tribute avec compositions originales à quelques grands noms du saxophone (ou clarinette), alors parmi les incontournables, Bird, Ornette ou Trane, on a droit ainsi à des hommages à Lester Young ou Eddie Harris.

La réussite de cet album vient du fait qu’il ne copie pas le style de ses aînés (cela dit faire du Trane, bon courage…), il cherche pas à jouer les imitateurs. Non, ça reste du Chris Potter, il s’inspire plutôt des ambiances, du son d’une époque. Et puis chose remarquable, le bonhomme est aussi à l’aise au sax alto, au soprano (utilisé pour Wayne Shorter), au sax ténor ou à la clarinette basse.

Sinon, j’ai vu ce souffleur en concert comme sideman pour le Dave Holland quartet, et même en étant pas leader de cette formation, il a confirmé tout le bien que je pouvais ressentir à l’écoute de cet essai.

Un souffleur qui mériterait une meilleure reconnaissance en somme.

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