La division de la joie

En attendant que je m’intéresse au cas Layne Stayley, occupons nous plutôt du cas Ian Curtis. Ah, si y’a bien un groupe que j’affectionne c’est bien Joy Divison, qui résume parfaitement ce qu’est la joie de vivre, la foi en l’homme, et tralala itou...

Pour ceux qui ne le sauraient pas la division de la joie n’étaient autre que le nom qu’on donnait aux prostitués offertes aux SS, on est déjà dans l’ambiance... Ça calme un peu.

Ce groupe résume parfaitement l’évolution du punk, ou plutôt la philosophie qui en découlait. La rage du No future s’est muée en désolation, en désillusion. Et le meilleur vecteur de ce sentiment est la voix du chanteur Ian Curtis car dans le genre désespéré le type est un modèle du genre. Musicalement, c’est un punk qui a muté, une grosse basse, une guitare qui brode autour et une batterie mécanique, le tout enrobe dans un espace clinique, froid.

On constate d’ailleurs encore le génie musical de Bowie qui avec sa trilogie berlinoise annonçait justement ce qu’on appellera plus tard la cold wave...

Pour la petite histoire, Ian Curtis s’est pendu en 1980, juste avant la sortie du second album du groupe.

Joy Division – She’s Lost control (BBC sessions)

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