Live report - Om au Divan du monde, Paris, 22 novembre 2015

Heureuse coïncidence ou hasard des calendriers, se sont produit la même semaine et au même endroit, les deux formations nées des cendres du groupe culte Sleep : Om et High On Fire (1), soit respectivement la section rythmique et le guitariste chanteur des auteurs du monstrueux Dopesmoker. Mené désormais par le bassiste Al Cisneros, le batteur originel Chris Hakius s'étant retiré des affaires musicales, Om faisait escale à Paris dans le cadre d'une mini tournée européenne (débutée le 14 novembre en République Tchèque), soit trois ans et demi après leur dernière venue à La Maroquinerie en avril 2012, trois mois avant la sortie de leur dernier album, Advaitic Songs.

En guise de préambule, avant les mantras soniques d'Om, les belges de The Black Heart Rebellion, en provenance de Gant, avaient pour tâche de faire patienter un public venu en masse (concert complet) pour Cisneros and co. Venu présenter leur nouvel album, People, when you see the smoke, do not think it is fields they're burning sorti le 29 octobre dernier, la musique de TBHR s'inscrivait idéalement dans le sillage de leurs « grands frères » étasuniens par leur goût prononcé d'insuffler à leur post-rock des influences world depuis leur précédent disque de 2012, Har Nevo. Riche sans être pompier, la prestation augurait du meilleur, leurs derniers disques évoquant par moment les ambitions des derniers Master musicians of bukkake en plus rock. Las. Si les disques et le mixage arrivaient à cacher les faiblesses du chanteur, sa voix dans les conditions du live plomba durablement la prestation du groupe. Sans épaisseur ou relief, doté d'un charisme anonyme, avouons que leur musique pour éviter ce goût d'inachevé aurait mieux fait de rester au stade instrumental. Dommage.
   
 


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Setlist :
01/ Body breakers -  02/ Flower Bone Ornaments - 03/ Avraham - 04/ Ein Avdat - 05/ Om Benza Satto Hung - Dorsem - 06/ Violent Love


 

Accompagné des deux musiciens, Emil Amo, batteur de Grails, et Robert Aiki Aubrey Lowe, au synthétiseur, percussions, guitare et chant, et ceci depuis l'album God is Good (2009), Al Cisneros allait proposer durant environ soixante-quinze minutes un florilège des derniers opus de sa formation. Centrée principalement sur les deux disques de 2009 et 2012, la setlist, comme attendu, fit la part belle à une musique hybride, portée par la basse drone de son leader et les inflexions transcendantales des compositions. Seul regret, en sus de sa durée trop courte, le concert fut marqué par l'absence de nouvelles compositions. Re : dommage.

 


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01/ Gethsemane - 02/ State of Non-Return - 03/ Meditation is the Practice of Death - 04/ Cremation Ghat I - 05/ Cremation Ghat II - 06/ Gebel Barkal - 07/ Bhima's Theme
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(1) Matt Pike s'est produit trois jours plus tôt le 19 novembre.

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