Live report : Jello Biafra au Glazart Paris 13 août 2013

Assister à un concert de Jello Biafra pouvait-il sérieusement s'apparenter à une sinécure aujourd'hui en 2013 ? Il aurait fallu être très mal informé pour croire que l'ancien chanteur des Dead Kennedys s'était calmé. Après quelques années de flottements, plus divers featurings semés au cours des deux dernières décennies, Jello su retrouver son mordant musical dans un premier temps en 2004 au près de Buzz Osborne et des Melvins. De quoi lui redonner envie de former depuis les DK un véritable groupe, the Guantanamo School of Medicine, et d'enregistrer dans la foulée un premier album en 2009 : The Audacity of Hype.

Après un Enhanced Methods of Questioning datant de 2011, Jello revenait donc sur Paris défendre le dernier né sorti en mars White People & the Damage Done. A l'époque des festivals et des vacances d'été, on aurait pu croire, un peu trop vite, que l'affluence un soir de 13 août aurait été des plus mesurées. Au contraire. Le Glazart allait autant vibrer aux décharges électriques du GSoM que du public turbulent venu en masse.  

Avec un set d'environ 80 minutes, incluant deux rappels incendiaires, le punk rocker de cinquante-quatre ans à l'humour toujours aussi corrosif, prouvait à ceux qui en doutaient encore que sa rage et sa voix étaient intactes. Entre un John Dillinger et Shock-U-Py ! issus du dernier album, les anciens titres des Dead Kennedys, disséminés avec parcimonie au cours du concert, eurent droit à une cure de jouvence revitalisante : California über Alles, Kill the Poor, Chemical Warfare, Nazi Punks Fuck Off ! et enfin pour conclure, ce qui prit la forme d'une guerre tropicale : Holiday in Cambodia.

Concert mémorable avec un record personnel à la clef pour le préposé : celui d'avoir tenu moins de cinq secondes dans la fosse.

Jello Biafra & the Guantanamo School of Medicine
Jello Biafra - Chant
Andrew Weiss - Basse
Ralph Spight - Guitare
Kimo Ball - Guitare
Paul Della Pelle - Batterie

 

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