Weimar 1919

Ça fait déjà trois ans que ces quatre anglais se sont fait connaître par leur premier et déjà cultissime disque Bela Lugosi’s Dead sorti en 1979. Bauhaus, car c’est d’eux dont il s’agit, font parti de ces groupes cultes que finalement peu de personnes connaissent mais qui ont eu une influence dans la musique inde. En effet, avec Joy Division, ces derniers sont les géniteurs d’un courant musical que l’on appellera plus tard gothique, enfin j’entends par leur progéniture, car ces deux groupes ne sont pas goth.

Tout comme le Ian Curtis band, Bauhaus fut influencé par le thin white duke (David Bowie), mais autant les mancuniens ont surtout retenu sa période berlinoise, nos quatre gaillards penchent plutôt pour sa période glam (ils reprendront d’ailleurs Ziggy Stardust). En effet, Bauhaus joue un rock nerveux, decadent reprenant le glam à leur propre compte, une version plus sombre, chaotique, torturé (le punk est passé par là). On retrouve le même gros son de basse que Joy Division, mais avec cette fois ci une batterie plus humaine et une guitare bien plus saturée et expérimentale. Et l’autre grosse différence vient du fait que Peter Murphy n’est pas neurasthénique, son chant est habité (c’est un admirateur d’Antonin Artaud).

Leur troisième album, The Sky’s Gone Out, dont est issu le titre proposé d’aujourd’hui, n’est sans doute pas leur meilleur album mais finalement celui qui synthétise le mieux leur style, la batcave. On retiendra que cet album s’ouvre sur une reprise d’un autre grand monsieur, Brian Eno, pour un Third Uncle, qui finalement fait plus fort que l’original (a mon avis).

Au final, Billy Corgan (The Smashing Pumpkins) peut les remercier…

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