The Roots : Rising Down (2008)

En préambule à la chronique, le nouvel album des Roots est sorti officiellement le 29 avril, et force est de constater que depuis cette date, peu de lignes sur la toile à propos de Rising Down. Ceci dit, le souvenir d'un énorme regain médiatique concernant la sortie de leur précédent album n'apparait pas non plus à l'esprit du préposé. Delà à remercier Def Jam au passage...

Après l'excellent Game Theory sorti en septembre 2006, voici donc le petit dernier des Roots from Philly, Rising Down. Première question ô combien prévisible, après un tel brûlot, le nouvel album peu-il être du même acabit ? Et bien, non. Merci et au revoir. Enfin n'allons pas trop vite, car il s'agit d'un bon album de hip-hop, les Roots restant toujours au dessus de la mêlée de toute façon. Et même si au niveau fond, cette dernière offrande reste différente de The Tipping Point, ce disque évoque d'une certaine manière l'après la sortie du phénoménal Phrenology.

Alors quoi de neuf me direz-vous chez Black Thought, ?uestlove et consorts ? Le petit dernier se veut plus politique (vu le contexte actuel, aux USA ou à l'échelle mondiale, pas très étonnant de la part de musiciens si ouvert) mais aussi plus sombre, à l'image du morceau 75 Bars (Black's Reconstruction) ou du paranoïaque I Can't Help It. Quand bien même l'impression générale semble faire passer l'album pour une oeuvre plaisante mais pas mémorable (compte tenu du passif du combo), nombre de chansons pourraient faire office de futurs classiques.

Après le hors d’œuvre The pow Wow, le titre éponyme nous convie à un groove imparable (merci ?uestlove) avec en supplément des guests de qualités dont Mos Def. Tout comme dans Game Theory, on ne compte plus d'ailleurs le nombre conséquent de featuring sur cet album, sans que cela puisse nuire à l'ensemble ou ne démontre une quelconque faiblesse. Au contraire, les apparitions de Talib Kweli (autre tête pensante de Black Star avec Mos Def, CQFD), Dice Raw, Common, sont d'une rare complémentarité. Or pas le temps de savourer le morceau Rising Down, voici que déboule l'autre moment fort du LP, Get Busy, avec aux platines DJ Jazzy Jeff. On notera la présence d'interludes freestyle @15 et Unwritten, laissant seul au commande un instant Black Thought, avant le virulent 75 Bars (Black's Reconstruction) ou le mélancolique Criminal. Rising up clôt finalement l'album, titre qui laisser présager une ambiance moins pesante, avec une mention pour les chœurs de miss Chrisette Michele.

Au final, un album de qualité, qui n'atteint certes pas Game Theory, mais dont la richesse fait oublier ses quelques moments de faiblesse.

9 commentaires:

  1. Intéressant... Moi la question qui me chagrine c'est : plutôt East or West Coast ? Et quels sont les indices musicaux permettant de reconnaitre ?

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  2. Et bien mon cher sétois, comme je l'ai ecrit dans le post, les Roots proviennent de Philadelphie, Philly pour les intimes. On peut donc aisement les classer dans le East Coast.
    Maintenant, ils sont suffisamment a part pour les classer en premier ds la categorie East Coast rap. Maintenant si la question implicitement etait est ce du bling-bling, rythmes enjoues pour faire bouger son popotin toussa, la reponse est non. De la part d'une formation suivant les traces d'A Tribe Called Quest, quoi de plus normal?
    Ceci dit la denomination East ou West Coast n'a pas le monopole du rap comme tu le sais, on se posait deja la question dans les 40's dans le jazz ;-)

    Et puis en matiere de hip-hop on a toujours le contre exemple, Cypress Hill, pur produit de L.A. et pourtant bien loin du bling bling... (part contre pour la fumette c'est autre chose...)

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  3. Merci pour cette réponse intéressante (surtout le bling-bling qui me parle beaucoup) ! ça mériterait presque un article complet ;)

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  4. Le clin d'oeil était de mise ;-) Je crois être également dans la première catégorie...

    Plus sérieusement, il faut toujours que j'écoute ce nouvel album! Game Theory m'avait beaucoup plu et les deux premiers albums aussi! Sinon c'est vrai que la sortie s'est faite de façon assez confidentielle, tout comme celle du dernier PUBLIC ENEMY, pour lequel j'ai lu peut-être 3 chroniques! Incroyable, non?

    Ici et là, j'ai pu lire au sujet de Rising Down que la deuxième partie était moins réussie? Qu'en dis-tu?

    SysT

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  5. Et OUTKAST, d'Atlanta, ils sont quoi, South Coast ;-)

    SysT

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  6. rigole mais on classe bien Outkast dans la categorie Southern Rap donc bon...
    Sinon effectivement, implicitement la seconde partie est moins reussi (la preuve j'en parle pas!!!!)
    ceci dit ca reste tres plaisant, mais loin de l'excellence voila tout!
    Pour finir, un clin d'oeil? je ne vois pas du tout de quoi vous parlez :P

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  7. Oui, oui, je parlais sérieusement pour OUTKAST!

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  8. Alors Alex ? Toujours à la recherche d'un découpage du monde basé sur les points cardinaux : D

    En tout cas MERCI Dr.FrankNfurter !!! faut que j'écoute cet album, je vais commencer par la chanson maintenant que je sais que c'est possible de la récupérer ;-)

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  9. bah ouais Jojo a quoi ca sert que je me decarcasse a proposer un titre en telechargement a chaque fois!!! :-)

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