Cronico Ristretto : Breeding of Mind - O'Donel Levy (1972)

Présenté précédemment lors du premier volet des Funky front covers, les premiers habitués se souviendront peut-être de l'album Everything I Do Gonna Be Funky, du moins de sa pochette et de sa non moins mémorable paire des fesses couvées par de chaleureuses mains protectrices. Deux années auparavant, l'auteur de cet attentat fessier signait Breeding of Mind, qui à défaut d'émoustiller le regard, flattait les oreilles des amateurs de jazz funky.

Contrairement au disque précité, la pochette de cet album se veut sobre, ce qui ne l'empêche pas d'être terriblement groovy et chaleureux. Pour se faire O'Donel travailla avec le talentueux arrangeur Manny Albam (qui a sur son CV tout de même des collaborations avec Stan Getz, Count Basie ou Dizzy Gillespie). En suivant le canevas du jazz funky (très populaire à cette époque), ces derniers s'inspirèrent de diverses influences dont la pop baroque, mais également une production soul qui n'est pas sans rappeler les disques enregistrés par le label CTI.

L'une des autres qualités, en plus de l'interprétation de Levy, vient du fait d'avoir réussi à partir d'un groupe de seconds couteaux (Eric Ward à la basse, Charles Covington aux claviers et Chester Thompson à la batterie) d'avoir signé une musique suffisamment efficace.

L'album se compose de plusieurs morceaux inédits écrits par Levy comme les excellents Cherries ou The Chocolate Horse mais aussi de plusieurs standards tels que On Broadway (que les fans du loner connaissent puisqu'il apparaitra sur l'excellent Freedom en 1989), ou succès populaires Never Can Say Goodbye d'Isaac Hayes, Let's Stay Together d'Al Green ou We've Only Just Begun des Carpenters.

Au final, un album sans prétention qui devrait plaire aux amateurs de la période CTI de George Benson.

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