Live report : Pelican + Wiegedood - La Maroquinerie, Paris, 5 mai 2016

Trois années après leur passage parisien, (déjà) à La maroquinerie pour la sortie de leur dernier album, Forever Becoming, et au lendemain de leur concert à Tourcoing au Grand Mix, le groupe Pelican était de retour à la capitale. Figure tutélaire du genre post-metal depuis leur premier EP au début du millénaire, les quatre musiciens de l'Illinois ont débuté depuis le 28 avril dernier une mini-tournée européenne printanière qui se conclura le 13 mai prochain, en attendant un jour prochain (1) un nouvel album (le dernier enregistrement studio en date fut l'EP The Cliff en 2015, suivi en mars dernier par leur second live officiel Live at The Empty Bottle December 15, 2015 disponible gratuitement sur leur site bandcamp (2)).

Surprise de la programmation, à ceux mal informés qui pensaient devoir patienter (et ronger leur frein) devant un clone d'Isis ou Neurosis, en première partie du concert, la stupéfaction fut totale avec la présence de Wiegedood. Formation flamande de black metal en provenance de Gant, et auteur d'un premier album, De Doden Hebben Het Goed, sorti l'année dernière (en écoute également sur bandcamp), le groupe tire son patronyme néerlandophone du syndrome de la mort subite du nourrisson. Ambiance garantie. Bien en place, les trois musiciens livrèrent une prestation massive à l'image des longues compositions de leur répertoire (dix minutes de moyenne), alternant passage atmosphérique et brutalité old school des plus directes. A suivre.
  
  
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Changement d'ambiance avec la tête d'affiche Pelican. Chantre d'un metal instrumental nourri d'influence sludge, la set-list se centra principalement sur les deux derniers albums du groupe, soit un bon deux tiers, avec pas moins de cinq titres provenant de Forever Becoming. Mené par le guitariste Trevor de Brauw, Pelican offrit une prestation carrée à défaut de véritablement surprendre ou de proposer de nouvelles compositions. Toutefois, les musiciens purent compter sur un son des plus compacts et lourds, à renvoyer à leurs chères études nombre de formations (true) métalliques se targuant d'être plus heavy que leur voisin, avant de flirter, comme il se doit le temps du rappel et du titre final Mammoth, avec quelques assauts soniques bien sentis. Contrat rempli.


  
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Setlist :
01. Dead Between the Walls / 02. Deny the Absolute 03. The Tundra / 04. Ephemeral / 05. The Creeper / 06. Vestiges / 07. Immutable Dusk / 08. Threnody / 09. Strung Up from the Sky / 10. Last Day of Winter / Rappel : 11. GW / 12. Mammoth

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(1) Un nouvel album qui devrait tarder sachant que le guitariste Trevor de Brauw est impliqué dans le side-project RLYR dont le premier album Delayer sort le 17 juin (suivi d'une tournée de dix dates Outre-Atlantique).

(2) A noter que la quasi intégralité de leur discographie est disponible en streaming sur cette plateforme (à l'exception des disques édités par le label Southern Lord).

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