mardi 23 février 2010

Summer Sessions Vol.1-3 - Causa Sui (2008-2009)

Question triviale en guise d'amuse-bouche, faut-il être né: 1/dans le désert (depuis trop longtemps?) pour avoir une quelconque crédibilité musicale en matière de stoner rock d'obédience kyussienne 2/ au bord de la San Francisco Bay Area pour arborer fièrement un apparat psychédélique de bon aloi? A la première interrogation, on pourra déjà sortir de son chapeau la formation munichoise Colour Haze qui depuis plus d'une dizaine d'années nous gratifie d'un stoner inspiré des plus kyussiens. Quant à la seconde, le vieux continent n'a pas attendu longtemps avant de s'enivrer des vapeurs artificielles et des senteurs patchouliennes, le Summer of Love de 1967 étant le parfait exemple et la preuve que la patrie du Grateful Dead n'avait pas le monopole du psychédélisme.

La Scandinavie avait déjà montré la voie durant les 90's avec quelques belles formations tel que les Spiritual Beggars de l'ex-Carcass Michael Amott et leur Another Way to Shine aux grandes oreilles.

vendredi 19 février 2010

Soul Power - Jeffrey Levy-Hinte (2009)

Trente cinq ans environ, soit presque une éternité il aura fallu attendre pour enfin jouir du spectacle proposé en prélude au combat du siècle, le titanesque Rumble in the Jungle opposant Mohammed Ali contre George Forman, soit le fameux festival Zaire '74 qui a vu se côtoyer la crème de la musique noire américaine et celle de la musique africaine australe. Des préliminaires qui furent d'autant plus longs puisque les premières véritables images du show furent montrées lors du désormais culte When We Were Kings, sorti en 1996, retraçant justement les préparatifs du combat Ali/Forman en terre zaïroise. Dès lors de nouveau douze ans d'attente et d'espérance pour un résultat forcément marquant, un film retraçant intégralement ces trois jours de concerts. Retour sur une page historique de la musique (noire).

Avec le soutien des producteurs de When We Were Kings, Leon Gaste et David Sonenberg, en terminant le montage du documentaire, le réalisateur Jeffrey Levy-Hinte s'est attelé au à la réalisation d'un nouveau documentaire Soul Power au vu des centaines d'heures de rushes de cette aventure humaine restantes.

mercredi 3 février 2010

The Keeper – Keoni Waxman (2009)

A l’heure où quelques blogueurs émettent des paris quant à savoir quand un véritable revival nineties va poindre son nez, il est bon pour le cinéphile déviant de se rappeler au bon souvenir d’un Casey Ryback, celui qui illumina de son empreinte la décennie 90 en rendant gloire au cuisinier adepte du désossage d’épaule à main nue, le tout en 5 secondes, montre en main. Un Steven Seagal enfilant avec autant de maestria les navets direct to video et les kilos hyperflus depuis plus de dix ans qu’on en vient à se demander comment notre pugiliste au visage bouffi arrive encore à trouver des amateurs prêt à payer pour une dose d’action aussi molle du genou. D’un point de vue personnel, la dernière production Seagal, Le prix du sang (VO : Driven to Kill) avait quelque peu déçu l’amateur de franche virilité martiale, ou Steven dans le rôle d’un russe aux prises avec des compatriotes mafieux sur les terres de l’oncle Sam vengeant à la fois la mort de son ex-femme et protégeant la vie de sa fille menacée, fiancée avec le fils du parrain de la dite mafia (1). Dès lors, que pouvait-on attendre de The Keeper, un sursaut d’orgueil ou une nouvelle perle potagère fraichement déterrée et cultivée avec amour par notre bon Steven ?