jeudi 25 décembre 2008

Yor, le chasseur du futur - Anthony M. Dawson (1983)

Reprenons si vous le voulez bien l’introduction du post précédent, les « aventures du charismatico-anémique Reb Brown contre des artefacts de Darth Vador engendrés par le génie démoniaque d’une copie carbone d’un docteur Doom d’opérette ». Certes, avec le recul, ces mots peuvent paraitre quelque peu rudes… Néanmoins, je me dois, nous nous devons d’éclaircir notre propos. Ne pas s’attendre au croisement ultime, à savoir George Lucas VS Francis Lopez, un mix improbable qu’on ne verra jamais… cruelle désillusion… Mais séchez vos larmes, nous avons trouvé l’antidote contre la morosité (synonyme de fêtes de fin d’année…c’est selon…).

Les productions italiennes ont longtemps tenu le haut du pavé en matière de série B, et quand il s’agissait de glisser du côté du versant abrupte, nos amis transalpins ne furent pas non plus les derniers pour nous abreuver de nanars à la caisse. N’empêche, le cinéphile averti sait que toute bonne production nanar se doit d’avoir dans son capital une dose non négligeable de livres turques (honte sur moi, sur nous, mais nous avons dû faire une recherche pour découvrir que l’unité monétaire de la Turquie était la livre, enfin « la nouvelle » livre turque…), nos yeux devenant ainsi très rapidement embués en repensant à cette coproduction turque, véritable joyau de la filmographie de Jean-Marie Pallardy, White Fire. Ainsi, quand nous eûmes vent que le film d’Anthony M. Dawson (en fait Antonio Margheriti…), Yor, le chasseur du futur, était une coproduction turque, tournée qui plus est en Cappadoce (au moins au niveau des décors naturels, on peut apprécier ce choix judicieux, sauf que…), nous nous évanouîmes, le choc émotionnel ayant atteint son point de non retour.

Premier indice, ne pas trop se fier à l’affiche dessinée par maître Druillet. Plutôt choisir la seconde, qui même si comme toute bonne affiche pour ce genre de production, cache honteusement la misère (sans compter que la dite image ne provient pas du long métrage… enfin ça aussi, c’est une habitude…). Certes, que voyons nous ? Un homme des âges farouches, une brune agrippée à l’une des jambes galbées de notre héros, et quelques spots lumineux dans le ciel qui ressemblent étrangement à des soucoupes volantes… diantre !!! De quoi aiguiser la curiosité du cinéphile retors…

Voici donc les aventures de Yor, à la fois chasseur et défenseur des plus faibles (ce qui avouons le n’est pas une sinécure… surtout durant la préhistoire). Et quoi de mieux en guise d’introduction lors du générique que d’apprécier notre blond héros gambader à travers les paysages de la Cappadoce le sourire niais et la hache à la main. Arrêtons-nous une minute sur les deux acteurs principaux, le mâle dans toute sa blonditude (vous pouvez ajouter aussi bravitude pour définir le garçon…), joué par Reb Brown, mètre étalon en matière de charisme atrophié et port altier de la perruque ridicule (certaines mauvaises langues racontent que Christophe Lambert lui aurait tout piqué pour son rôle dans Vercingétorix… mais ne croyez pas ces vils mensonges, notre Totophe national porte de toute façon mieux la fausse moustache…), et Corinne Cléry, « connue » à l’époque pour ses rôles dans Histoire d’O (hum hum…) et le mémorable Moonraker (James Bond VS Star Wars… avec Georges Beller !!!).

Une fois n’est pas coutume, nous ne déflorerons pas (totalement) l’histoire, mais nous retiendrons certains points marquants qui méritent d’être soulignés. Ainsi, détail relativement important s’il en est, tout au long du métrage, nos héros croiseront la route de diverses créatures… un tricératops, un ptérodactyle (enfin on va dire ça…), et autres dinosaures en carton pâte… Dès lors, juste après le générique (sublimé par ces paroles qui résonnent encore en moi, en nous : “Yor's world, he's the man! Lost in the world of past with the echo of ancient blast. There is a man from future, a man of mystery. Yor's world! ”), Yor (“he's the man!” je vous le rappelle) sauve Kala (Corinne Cléry) qui n’a pas oublié d’utiliser son après-shampooing (une chevelure chatoyante en ces temps reculés était le signe de bonne santé… comme les canidés et leur poil soyeux ?) d’un dangereux tricératops. Rien de plus normal, pour l’instant… Et pourtant on appréciera la phrase de Yor, qui inspirera un célèbre philosophe moustachu allemand du XIX, « Boire le sang de ses ennemis rends plus fort » ce à quoi, le père adoptif de Kala, le brave Yak répond « Je préfère rester faible… ». On peut être un homme des cavernes et avoir de l’esprit (vous en doutiez ?).

Mais ne croyez pas que ce film d’aventures ne se résume que par ses bons mots ! Un film de cette trempe se doit de contenir de nombreuses scènes d’action, montrant ainsi la bravoure de notre preux (qui a dit niais comme le sourire de Reb Brown ?) Yor. Deux scènes ont attiré notre attention, celle où Yor sauve Kala de méchants barbus poilus ayant capturés les femmes et les enfants (d’abord) du village de Yak. Pour se faire, Yor (“he's the man!” pour rappel) tue notre « ptérodactyle » cité plus haut et l’utilise comme deltaplane pour entrer par surprise dans la cave de nos néandertaliens de bas étage. La seconde scène choc se produit à la toute fin du film, une scène digne de Cecil B. De Mille et son Sous le plus grand chapiteau du monde, Yak et Yor dans un numéro de trapèze tout bonnement… stupéfiant…

Autres points susceptibles de convaincre les plus réticents d’entre vous, Yor, le chasseur du futur est un film à forte charge émotionnelle. Il faut voir le regard de Reb Brown mimant magistralement l’amibe lorsqu’il découvre que le médaillon qu’il porte est le signe d’appartenance à un autre peuple… dont le deuxième représentant n’est autre que la blonde (déesse à mi-temps de momies nanars…) lui expliquant ce mystère mystérieux… Par contre j’ai, nous avons beaucoup apprécié quand Yor sauve des villageoises d’un vil monstre dans une grotte près d’une plage. Une fois sauvées, Yor arrivé au village se voit proposé par le chef la main de sa propre fille, qui se croit obligée de surenchérir par un « take me with you stranger »… cette fois ci, au contraire de Reb Brown, nous avons débordé d’émotions…

N’oublions pas tout de même le titre de ce long-métrage, car en partant du postulat que la perruque de Yor n’est pas un ustensile du futur, nous n’avons pas encore vu une once de SF !!! Justement, la dernière demi-heure est celle des grandes révélations, par exemple qui sont les parents de Yor ? Sur une île, nous découvrons que Yor n’est autre que le fils d’un couple de rebelles, île à la solde d’un tyran qui souhaite engendrer une nouvelle race d’androïdes… avec le sperme de Yor… (Au passage notre docteur Doom du pauvre veut obliger Yor à « inséminer » miss après-shampooing (pourquoi ? alors là…)).

A l’heure du bilan, il faut admettre que Yor, le chasseur du futur n’atteint pas toutes les promesses escomptées. Margheriti aurait pu mieux filmer les paysages turcs, et ajouter un peu plus de rythmes par exemple. Néanmoins, ne gâchons pas notre plaisir, Reb Brown fait honneur à sa réputation d’acteur nanar, et le voir se battre face à des lasers qui font piou-piou le tout en slip et moon boots en fourrure devrait ravir les cinéphiles déviants.


Le générique de Yor et sa magnifique chanson

Yor's world, he's the man!
Yor's world, he's the man!
Yor's world!

Lost in the world of past
with the echo of ancient blast
There is a man from future, a man of mystery
Yor's world!

lundi 22 décembre 2008

New Orleans Lousiana music

En attendant (promis) les prochaines aventures du charismatico-anémique Reb Brown contre des artefacts de Darth Vador engendrés par le génie démoniaque d’une copie carbone d’un docteur Doom d’opérette, intéressons nous un instant à la règle qui veut qu’on apprécie une formation, dans le cas présent un side-project à l’origine, alors qu’on a toutes les peines du monde à avoir un tant soit peu d’estimes (et je manie l’euphémisme de velours…) pour le groupe d’un des participants à ce side-project.

Formé par une bande d’amis au début des 90’s, Down pourrait s’apparenter à un super groupe pour l’amateur de metal sudiste, et en regardant d’un peu plus prêt le CV des musiciens on peut comprendre en effet l’enthousiasme de certains : le guitariste et le bassiste des monstrueux Crowbar (Kirk Windstein et Todd Strange), le batteur des écorchés Eyehatgod (Jimmy Bower), le talentueux guitariste/chanteur de Corrosion of Conformity Pepper Keenan et … le chanteur de Pantera. Personnellement, la présence de Phil Anselmo m’a quelque peu laissé dubitatif à l’époque de la sortie du premier album de Down, le culte Nola. A ma décharge, comme je le laissais supposer plus haut, les auto-proclamés « Cowboys from Hell » ne correspondaient pas vraiment à mes goûts métalliques… le plus grand groupe metal de la première moitié des 90’s pour certains critiques… Je pouffe…bref…

Toujours est-il qu’en 1995, Down après un deal signé chez Elektra sort son album Nola. Titre d’album qui pose clairement l’ambiance musicale proposée par nos 5 rednecks, Nola étant l’abréviation de New Orleans (No) et de Louisiana (La), bref attendons nous à du metal sudiste à la fois groovy et délicieusement rampant.

La paire Anselmo/Keenan va ainsi s’occuper de la composition de la dite galette. A Anselmo l’écriture des textes obscures et autres paroles dédicacées aux paradis artificiels (et il s’y connait le bougre… encore que cette fois ci, on officie plus au royaume de la fumette), et à Keenan la mise en œuvre des riffs poisseux au feeling monstrueux typiquement sudiste (ceci dit on peut penser que les rôles entre le duo n’était pas si restrictif, Anselmo touchant aussi à la guitare).

De même, la prestation vocale d’Anselmo est assez stupéfiante pour celui qui ne peut encadrer les géniteurs de Far Beyond Driven. Anselmo ajoute (serait on tenté d’écrire ENFIN) de la nuance dans son chant, ce qui ne l'empêche pas de continuer à brailler... mais disons que c'est supportable cette fois-ci (étonnant, non?). Mais on en attendait pas moins vu le feeling qui se dégage de Nola (raaaah Rehab), et que dire du morceau Jail, au pouvoir psychédélisme attractif. Et contrairement à certains groupes (dont celui cités plusieurs fois dans ce post…), Down a la bonne idée de ne pas surcharger sa musique par des effets démonstratifs, onanistes et puérils…

Bref si vous aimez détester comme moi Pantera, mais que le metal 70’s d’un Black Sabbath vous attire, comme le stoner metal d’un Kyuss ou le metal sudiste d’un Corrosion of Conformity (Nola sortant une année avant leur brillant Wiseblood), jetez une oreille sur ce classique.


Down - Stone the Crow

samedi 6 décembre 2008

Deadly Prey: L'ultime combat de trop?

A défaut d’avoir la chronique d’un nanar intergalactique transalpin, voici la critique d’un nanar tout aussi indispensable dans un genre totalement différent, à savoir le film de guerre en solo, c'est-à-dire le seul contre tous, style popularisé dans les 80’s par le célèbre Rambo (First Blood pour les puristes) et qui retrouva une nouvelle jeunesse vers la fin de la même décennie dans un style plus urbain avec l’autre célèbre franchise Die Hard. Mais avant, petite parenthèse pas si éloignée du genre abordé ici même : le plagiat. Depuis hier, j’ai lu qu’un virtuose de la guitare, Joe Satriani, mercenaire à ses heures (remplacer au pied levé Ritchie Blackmore peut être certes considéré comme un rêve de gosse pour certains, mais il s’agit quand même de Deep Purple, alors je veux bien admettre qu’à 10 ans ce groupe fasse rêver… passé la trentaine… j’appelle ça une faute de goût pour ma part, bref…ça s’est fait…), intentait une action en justice contre le gentil groupe du non moins gentil Chris Martin (le premier qui dit niaiseux, euh bah…), Coldplay, pour plagiat. En effet, le morceau If I could fly du Satch ressemblerait énormément à la chanson qui donne le titre du dernier album du Martin « circus ». Noterez que j’use du conditionnel, ma conscience devrait me pousser à écouter les deux morceaux et ainsi comparer et peser le bien fondé de cette tempête dans un verre d’eau (qui devrait plus intéresser la presse people que la presse musicale… encore que j’ai un doute…). Sauf que non… J’irais même à ressentir une certaine fierté quant à n’avoir jamais entendu la moindre chanson issue de Viva la vida… quant à Satriani, nous dirons pudiquement que j’ai mûri… En tout cas, ce n’est pas la première fois que le très gentil Martin pique sans vergogne une mélodie du passé. L’exemple type étant le fameux morceau de Kraftwerk Computer Love sur le sinistre Talk de l’album précédent des Coldplay X&Y. Certes, le pillage étant cette fois ci tellement flagrant, les Kraftwerk font partis des crédits (le contraire aurait été étonnant vu l’énormité du copier-coller), n’empêche… Histoire de recentrer le débat, on pourra aussi me rétorquer que Led Zeppelin a fait de même avec Whole Lotta Love… mais dans ce cas là, je vous laisserai seul comparer Coldplay à Led Zeppelin…

D’ailleurs, hormis quelques extrémistes (qui lorgnent du côté du Bosphore, de la botte italienne ou vers l’Asie du sud-est), la frontière entre le plagiat, l’hommage ou l’inspiration portnawak dans le nanar a toujours tenu à un fil. Et ce qui rends en premier lieu ce genre d’exercice ô combien périlleux n’est point la motivation des protagonistes (enfin pas toujours…) mais surtout la maigreur famélique des budgets alloués à ces productions. Certes, on a vu par le passé des séries B à petit budget de très grande qualité, faisant désormais office de classiques (les premiers Carpenter par exemple), mais le talent n’étant pas universel…

Bref, dans le cas présent, le film de guerre en solo, parmi les différentes options proposées, le film Deadly Prey (VF: Ultime Combat) nous propose une louable alternative à savoir la chasse à l’homme en milieu martial avec comme règle d’or, celle du « too much is not enough » (mais n’allons pas trop vite…).

Non loin de Los Angeles, à 75 miles au sud est, se trouve un camp de mercenaires dirigé de mains de fer par le colonel Hogan (j’ai dit camp de mercenaires… pas de Stalag 13, donc ne vous attendez pas à voir débarquer le Sergent Schultz…). Hogan entraîne ses hommes en vue d’opérations mercenariales dans diverses dictatures sud-américaines. Et notre colonel a une méthode originale en matière d’entrainement, méthode qu’on devine aisément dès les premières minutes du film, la chasse à l’homme, avec comme amuse-gueule la première délicieuse phrase clamée par notre future victime : « fils de pute, i’vont m’tuer »... tout un programme... Et là, vient ma première interrogation quant à la méthode Hogan, si pour entraîner ses hommes, il convient d’enlever un comptable/banquier lookalike de forte corpulence (qu’un mercenaire aura l’amabilité de prénommer « gras double ») et de le lâcher en pleine forêt avec une dizaine d’hommes fortement armés à ses trousses, vous noterez que les doutes quant à la pertinence d’un tel entraînement sont pour ma part quelque peu justifiés (de là à y voir un rapport avec la chasse à la gallinette cendrée…). Sans compter que le lieutenant en charge de l’opération en profite pour éliminer le bon du mauvais mercenaire (en même temps dans le nanar plus qu’ailleurs, quand on est le bad guy, on ne fait pas les choses à moitié, on tue même ceux de notre camp…). Ainsi, après cet entrainement moyennement concluant, le Colonel Hogan se voit d’ajouter « Quand on s’entraine… c’est pour de bon » aux nouvelles recrues qui viennent de débarquer dans ce joyeux camp. Petit détail qui a son importance, on notera la présence parmi les seconds couteaux d’Hogan une brune vulgaire enchoucroutée adepte du short court (mode vestimentaire qui aura elle aussi son importance par la suite…)… qui est à ce propos très très méchante.

Nos pieds nickelés se retrouvent ainsi de nouveau dans la banlieue de Los Angeles en quête d’une nouvelle proie. Et leur dévolu se jette sur un certain Mike Danton, adepte du « je sors les poubelles le matin en short bleu ultra court ». En aparté, on appréciera la bonne blague de sa copine blonde qui pour réveiller son homme, ou tout du moins l’obliger à se lever, lui inflige quelques coups d’oreillers sur la tête… Quoi ? Vous mettez en doute le comique de cette situation? Attendez de voir le prolongement dramatique de ce qui va suivre ! Danton se fait kidnapper par deux mercenaires sous les yeux de madame, qui en voyant la camionnette et son homme par la même occasion s’en aller, s’accroche au grillage… le tout en nuisette (yeeeeeeees).

Ce que nos amis kidnappeurs ignoraient, c’est que Mike Danton n’est autre que l’élève du Colonel Hogan, une machine de guerre, à faire passer Rambo et consorts pour des jouvencelles… machine de guerre dont le look est assez éloigné de l’idée qu’on peut se faire de ce genre de spécimen… (un corps huilé et bodybuildé … ne portant qu’un short ultra court… hum hum…). Et donc ce qui devait arriver… arriva… un massacre… une tuerie abominable… le Danton tuant avec une maestria et un sang froid (vous avez dit bêtise ?) qui frôle l’admiration. Imaginez un militaire adepte des opérations commandos avec l’ingéniosité des castors juniors et de Mac Gyver… et vas y que je te construis avec mon couteau une lance et autres pièges savoureux (rah la tactique du crocodile, sous l’eau et je surgis lorsque ma proie apparait, ou sa variante sur la terre ferme, caché par des feuillages). Forcément, face à un tel fiasco, le colonel Hogan est vite informé… ce qui est assez dommage dans un sens, car si notre troufion avait attendu 5 minutes, Hogan avec la participation de la méchante brune allait nous assurer le plan nichon que tout bon nanar se doit d’avoir… Bref, Hogan est un homme de terrain, et à la vue des cadavres gisants dans la forêt, son analyse ne fait plus aucun doute: « ça me dit quelque chose, je connais ce style… c’est mon style… Mike Danton ! ». A partir de là, ça va être la guerre entre nos deux protagonistes, où tous les coups seront permis!

Parmi les participants de cette joute, il serait dommage d’oublier la présence de madame Danton (la blonde à la nuisette), qui tient parfaitement son rôle de nunuche de service (le filet garni comprenant kidnapping, viol et meurtre) et de son père, ancien policier à la retraite qui grâce aux seuls maigres indices que sa blonde de fille lui a donné (les trois premiers chiffres de la plaque d’immatriculation et la couleur de la camionnette), retrouve la trace du dit camp, en profitant par la même occasion pour tuer le méchant qui a financé cette opération.

Comme je le disais plus haut, si on devait résumer le style de ce nanar ce serait la règle du « too much is not enough ». On aimerait croire à un cynisme de bon ton, mais on se retrouve surtout face à une bêtise crasse, cartoonesque tant par l’incapacité à mourir du héros (recevoir tant de grenades qui passent à quelques centimètres et se relever à chaque fois) que par le caractère outrancier des bad guys. Néanmoins, il convient de nuancer mon propos, ce nanar fait parti du haut du panier, c'est-à-dire qu’il a suffisamment d’atouts pour permettre un visionnage agréable : pas un seul temps mort, des dialogues qui font… mouche (« halte… ami ou ennemi ? » « ami ! » « tu es un menteur… PAN ! »), pour sa version française, un doublage à l’avenant, une interprétation et une réalisation « riches » (à noter que le réal et l’acteur jouant Mike Danton sont frères (David et Ted Prior)... ouah, comme Chuck et Aaron Norris !!!!) ET une scène finale anthologique (cf l’extrait via youtube à la 6ème minute).

En résumé, un très bon mauvais film sympathique.



Deadly Prey
résumé en 6'45"