Ma Billie Holiday blanche

Fichtre, je me rends compte que mes deux chanteuses préférées étaient sévèrement à croc à la seringue... D’ailleurs, j’ai hésité pour ce post entre la chanteuse intemporelle de Strange Fruit et Nico. Finalement, j’ai décidé de choisi l’ex-chanteuse du Velvet.

Hormis, ce point commun qui n’est finalement pas très flatteur, on retrouve chez Nico la même douleur, la même tristesse, le même malaise que chez Billie. Mais tandis que chez l’une, sa culture musicale est enracinée dans le blues, Nico étant européenne, n’a pas été initiée à l’influence des Negro-Spiritual. Son chant est beaucoup plus froid, on pourra même dire glacial (son accent allemand aidant). A l’écoute de la vague goth qui déferlera dans les années 80, on comprend d’ailleurs l’influence qu’elle a pu avoir ; sauf que cette dernière est intouchable…

Les deux titres proposés sont issus de son second album solo, The Marble Index, mais le premier en tant que compositrice. Secondé et produit par le fidèle John Cale (le deuxième chronologiquement qui ait été viré du Velvet par Lou), l’album, sorti en 1968, fait vraiment figure d’ovni dans le paysage musicale de l’époque (et d’aujourd’hui). Pour les plus people d’entre vous, vous noterez que la seconde chanson est dédicacée à son fils Ari Boulogne (dont le père serait un certain A. Delon…)

4 commentaires:

  1. Pour moi, Nico est la plus belle femme du monde (elle qui détestait la beauté). Sans elle, pas de Velvet Underground. L'histoire de Nico ne se limite ni à la musique, ni au cinéma, et il faut avoir vu le superbe documentaire Nico Icon pour commencer à saisir tout ce qu'elle a pu représenter (et tout ce qu'elle représente encore). D'ailleurs as-tu vus ce doc ?

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  2. malheureusement non, enfin j'aurai bien l'occaz de le voir un de ces 4.

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  3. Tu peux l'avoir sur emule en qualité VHS...

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  4. Nico ou l'éternelle joie de vivre... L'avant-garde du doom?

    Vlad

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