Jazz libertaire

Le jazz et la grosse pomme, on peut dire que ces deux là sont indissociables. Difficile fut mon choix, en effet, il existe bon nombre de jazzmen lié à NY, et les plus grands, Charlie, Miles, Trane… Mais aujourd’hui, on va rendre hommage à l’homme qui a donné un nom à la New Thing comme on disait à l’époque.

Apres avoir quitté son Texas natal, et être passé par L.A. où il a rencontré sa future bande de terroriste sonore (Don Cherry, Ed Blackwell, Charlie Haden), Ornette Coleman arrive à NYC, et s’installe au club AT The Five Spot. Résumer ce qu’est le free jazz me parait une gageure, pour moi c’est vraiment personnel. A lire d’ailleurs le livre Free jazz black power.

Pour moi, le free est à la fois une réaction musicale et politique. Renier l’harmonie, notion blanche et bourgeoise, revenir à la source, au rythme, à l’Afrique, d’où l’acte politique, dans une Amérique raciste. Ce qui d’ailleurs est à relier au combat à la même époque des droits civiques des afro-américains.

Le titre d’aujourd’hui est issu de l’album de 1960, This is our music, soit une année avant le fameux Free Jazz. D’ailleurs, comme titre d’album, c’est quand même un formidable pied de nez, un véritable bras d’honneur à leurs détracteurs. Et puis la photo de la pochette, je la trouve magnifique, avec ces trois blacks et ce blanc-bec qui posent crânement.

En bonus, un autre grand jazzman avant-gardiste de NYC, John Zorn, qui en 1988, reprendra ce titre (à sa façon) sur son album hommage au grand Ornette, Spy VS Spy.

3 commentaires:

  1. J'adore sur l'album de Lou Reed "The Raven", le morceau "Guilty" un chassé-croisé avec Ornette Coleman MAGNIFIQUE !!

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  2. et puis c'est surtout le fan qui s'est fait plaisir.
    deja en 79, il avait pu jouer avec Don Cherry, et maintenant avec l'une de ses idoles Ornette.
    Il racontait qu'au debut du Velvet, il loupait pas les concerts que donnait Coleman donnait a NY.

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  3. Merci pour cette info je ne le savais pas... La prod de Don Cherry, sur "The Bells" est grandiose !

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